« À l’Est de la RDC, la guerre ne se limite pas aux champs de bataille. Elle se déroule aussi sur les corps des femmes, des filles et enfants » a déclaré la Première Ministre Judith Suminwa, à l’occasion d’une rencontre en marge de la 70è session de la commission de la condition de la femme à New York aux États-Unis d’Amérique. Ces assises étaient organisées conjointement par le gouvernement congolais et ukrainien.
A travers cet événement, le gouvernement congolais exprime sa volonté à faire des pieds et des mains pour obtenir justice sur les violences sexuelles dont sont victimes les femmes et enfants dans la partie Est du pays. C’est dans ce sens que la première Ministre Judith Suminwa a décrié les conséquences néfastes de ces violences sur les vies, les familles et les communautés entières.
« Le Rapport Mapping des Nations Unies, publié en 2010 par le Haut-Commissariat aux droits de l’homme, a déjà révélé l’ampleur des atrocités commises dans mon pays. Et aujourd’hui encore, la situation reste alarmante. Selon l’UNICEF, les violences sexuelles contre les enfants ont triplé depuis janvier 2025, dans un contexte marqué par la poursuite de l’agression dont la République démocratique du Congo est victime, notamment à travers le soutien du Rwanda à la rébellion AFC/M23 » a dénoncé la Cheffe de l’exécutif.
La sonnette d’alarme a été tirée par Judith Suminwa pour que l’élan de solidarité soit déclenché tous azimuts afin de mener une lutte noble contre cette question qui concerne essentiellement la dignité humaine.

« C’est pourquoi cette lutte ne peut être menée seule. Elle exige une solidarité internationale renforcée, des financements innovants et une mobilisation collective à la hauteur de l’urgence. Car, au-delà des chiffres et des rapports, il s’agit d’une question fondamentale de dignité humaine » a-t-elle insisté.
Pour rappel, la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka est en mission à New York depuis le 9 mars dernier dans le cadre des activités relatives aux droits des femmes. Elle y porte la voix de congolais face à l’agression rwandaise et dénonce les violences de tous genres commises contre son peuple pour des sanctions ciblées à l’endroit de leurs auteurs.
Francis Ahuka
