Kinshasa : le gouvernement veut garantir l’accès aux soins de santé des conducteurs de taxi-moto

Le Ministre de la Santé Publique, Hygiène et Prévoyance Sociale, Samuel Roger Kamba reçu, ce mercredi 18 mars 2026, dans son cabinet de travail, le député provincial Nicolas Wemakoy. Les deux personnalités ont échangé sur la nécessité d’inclure la prise en charge sanitaire des conducteurs et de leurs familles dans l’édit provincial portant réglementation du transport en commun par taxi-moto à Kinshasa.

Cet ajout suggéré sur proposition du Ministre de la Santé est une avancée significative qui insère les conducteurs des taxi-moto dans le programme de la couverture santé universelle voulue par le Chef de l’État.

Cette mesure, bien plus qu’une simple formalité administrative, vise à répondre à une réalité sociale alarmante. Chaque jour, les conducteurs de motos, communément appelés « wewa », s’exposent à des risques d’accidents graves sur le bitume souvent dégradé de la mégapole. Jusqu’ici, une collision ou une hospitalisation signifiait bien souvent l’effondrement économique de tout un foyer.

Un pont entre l’économie réelle et la protection sociale

En imposant cette prise en charge sanitaire, le gouvernement ne se contente pas de réguler une profession ; il l’intègre de fait dans le tissu économique formel et dans le système de protection nationale.

L’objectif est clair : sortir ces familles de la spirale de l’endettement et de la pauvreté liée aux urgences médicales. En incluant les ayants droit (conjoints et enfants) dans cette couverture, l’édit reconnaît le rôle central du motard comme pilier de sa communauté et garant de la survie de ses proches.

Nicolas Wemakoy initiateur de cet édit veut que : « chaque motard puisse se soigner sans craindre la ruine ». Porte-voix de cette réforme, Nicolas Wemakoy, acteur influent du secteur, milite activement pour sa mise en œuvre en toute promptitude. Selon lui, cette disposition est une application concrète de la vision du Chef de l’État.

« Le Chef de l’État a le souci de garantir les soins de santé à tous les Congolais à travers la loi sur l’assurance maladie obligatoire. Nous ne pouvons pas laisser de côté ceux qui sont en première ligne des risques quotidiens. Il est impératif que chaque motard, parce qu’il fait désormais partie de l’économie formelle, ait l’obligation et le droit d’assurer sa santé et celle de sa famille. Il ne s’agit pas d’une charge, mais d’une protection contre l’effondrement », a-t-il déclaré.

Cette initiative, saluée par les associations de motards, transforme un texte de régulation routière en un véritable outil de progrès social. Reste désormais à définir les modalités pratiques de cette couverture et les mécanismes de contrôle, afin que l’esprit de cette loi devienne une réalité tangible pour les milliers de conducteurs qui sillonnent chaque jour les artères de la capitale.

Francis Ahuka 

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