RDC : la sécurité nationale au cœur d’un atelier stratégique sur les minerais du bassin du Congo au CHESD

Le Vice-Premier ministre, ministre de la Défense nationale et Anciens Combattants, Guy Kabombo Muadiamvita, a procédé, mardi 10 mars 2026, à l’ouverture d’un atelier de réflexion au Collège des hautes études de stratégie et de défense (CHESD), à Kinshasa. Ces travaux sont organisés sous le thème : « Minerais stratégiques et sécurité nationale dans le bassin du Congo ».

Organisées en collaboration avec le Centre d’études stratégiques de l’Afrique (CESA) de l’Université nationale de défense des États-Unis, ces assises visent à analyser en profondeur les enjeux liés aux minerais critiques dans un contexte mondial marqué par de fortes rivalités stratégiques. Les participants examineront notamment leurs implications en matière de conflits et de sécurité en Afrique centrale.

Pendant trois jours, les différentes parties prenantes échangeront également autour des mécanismes de coordination et de gouvernance des minerais critiques. L’objectif est de promouvoir la transparence et la redevabilité dans leur exploitation, tout en favorisant une coopération régionale apaisée et des partenariats internationaux plus équilibrés.

Dans son discours d’ouverture, le VPM de la Défense nationale a exprimé le souhait que les recommandations issues de ces travaux contribuent à une gestion intelligente et efficace des ressources stratégiques du bassin du Congo, en vue de consolider la paix dans la sous-région.

« Réfléchir sur les minerais critiques et les ressources sécuritaires dans le bassin du Congo constitue une contribution substantielle à l’intelligence nécessaire à leur exploitation. L’histoire retiendra que l’exploitation illicite de nos ressources figure parmi les causes profondes des différentes guerres d’agression dans l’Est du pays », a déclaré Guy Kabombo Muadiamvita.

Le patron de la Défense a également souligné que l’exploitation des ressources minérales de la RDC, dans le cadre de l’accord de Washington, constitue un levier important pour la pacification de la région des Grands Lacs.

« Notre pays est résolu à avancer et met tout en œuvre pour s’assurer que ces ressources soient exploitées au profit du bien-être national, afin que leurs retombées se reflètent dans le vécu quotidien du Congolais », a-t-il ajouté.

Prenant la parole à son tour, le directeur général du CHESD, le Général-major Augustin Mamba, a replacé la problématique des minerais critiques dans son contexte géopolitique et technologique, marqué par la révolution numérique et l’essor de l’intelligence artificielle.

« Le XXIᵉ siècle dans lequel nous vivons est une ère où la technologie a atteint un niveau jamais égalé, nous plongeant dans une révolution du numérique et de l’intelligence artificielle. Cette évolution a rendu certaines ressources incontournables, au point qu’elles soient désormais qualifiées de stratégiques, vitales ou critiques », a-t-il expliqué.

De son côté, Amanda Dory, directrice du Centre d’études stratégiques de l’Afrique (CESA), a souligné l’importance des choix stratégiques qui seront opérés dans le bassin du fleuve Congo. Selon elle, ceux-ci ont le potentiel de transformer la vie de millions de personnes dans la région et au-delà.

Elle a, à cet effet, encouragé les experts et participants à nourrir de grandes attentes quant aux résultats susceptibles d’émerger de ce travail collectif.

 

ISRAEL MALANGU

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