Les agents et cadres du secteur de la santé de la province du Kasaï ont organisé, ce vendredi 6 mars 2026 à Tshikapa, une marche pacifique pour réclamer le paiement immédiat de sept mois d’arriérés de la paie complémentaire. À l’issue de cette mobilisation, un mémorandum a été remis au vice-gouverneur Djoley Bokele, accompagné d’un ultimatum de sept jours pour obtenir satisfaction.
Réunis au sein de la coordination intersyndicale de la santé du Kasaï, les professionnels médicaux ont battu le pavé dans les principales artères de la ville de Tshikapa avant de chuter au gouvernorat provincial afin de faire entendre leurs revendications .
Dans leur déclaration, les manifestants exigent notamment le paiement immédiat et sans condition de sept mois d’arriérés de la paie complémentaire, couvrant les mois de juillet, septembre, octobre, novembre et décembre 2025 ainsi que janvier et février 2026.
Ils réclament également l’intégration de la paie complémentaire dans la paie ordinaire, ainsi que l’augmentation de la prime et du salaire pour tous les agents non encore correctement rémunérés .
Le mémorandum a été lu par le représentant de l’intersyndicale de la santé au Kasaï, Jean Mekanda, devant les autorités provinciales et les manifestants réunis au gouvernorat.
Au terme de cette lecture, les professionnels de santé ont accordé un ultimatum de sept jours aux autorités pour que des solutions concrètes soient trouvées à leurs revendications.
Prenant la parole au nom du gouvernement provincial, le vice-gouverneur Djoley Bokele a salué le caractère pacifique de la marche avant de rassurer les manifestants que leurs préoccupations seront transmises au niveau national. Il a précisé que ces doléances seront portées à la connaissance du gouverneur de province, Crispin Mukendi Bukasa, actuellement en mission de travail à Kinshasa .
Cette mobilisation des hommes en blouse blanche intervient dans un contexte de mécontentement croissant dans le secteur sanitaire du Kasaï, où les agents dénoncent depuis plusieurs mois les retards de paiement et la précarité de leurs conditions de travail.
Si aucune solution n’est trouvée dans le délai fixé, les syndicats n’excluent pas d’autres actions de pression pour faire aboutir leurs revendications.
REDACTION
