Deux semaines après son lancement, le contrôle routier instauré par l’autorité urbaine de Kinshasa continue de susciter de vives réactions au sein de la société congolaise.
Les conducteurs de taxis et de taxis-bus, directement concernés par ces nouvelles mesures, dénoncent une surfacturation des documents exigés. Une situation qu’ils jugent difficilement supportable pour des citoyens déjà éprouvés par l’inflation et la précarité du pouvoir d’achat.

Mis en œuvre de manière continue, de 5h30 à minuit, ce contrôle est organisé en trois phases. Les autorités le présentent comme un mécanisme visant à maximiser les recettes de la capitale et à réguler la circulation dans la ville de Kinshasa.
Cependant, de nombreuses interrogations émergent quant à l’impact social réel de ces recettes sur la population. Les contribuables s’interrogent notamment sur la destination des fonds collectés et sur les retombées concrètes attendues.

De leur côté, les conducteurs interpellent les autorités compétentes sur l’état de dégradation avancée des routes dans la mégalopole congolaise, estimant que les exigences imposées ne tiennent pas compte des réalités du terrain.

Pour rappel, ces nouvelles mesures, en vigueur depuis le 26 janvier 2026, visent à renforcer la sécurité routière, à lutter contre les infractions au code de la route et à assainir durablement le secteur des transports à Kinshasa.
